• Ex-nihil-O

     Ce que j'en dis de moi ou de la pluie, ne sont guère que des gouttes de vie.

  • #

      

    Est-ce que mon corps s'adaptera

    A ces infinités  de rondeurs rebondissantes

    Il me semble que je serai autant

    Liaison que scission d"atomes

     

    Autant d’amoncellements 

    que de palpitations

     

    Mais peut-être que le blanc

    Ne se lie  au noir que par des conciliations

    De deux JE  qui ne veulent pas se taire

    Ce serait bien-être


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  •  

     

    Tu n'as jamais été là quand je t"attendais

    Tu n'es plus là maintenant

    Alors que que je t'appelle encore

     

    Mes cris se perdent

    Toujours au fond des abîmes

    Maman

     

    Mes larmes se mouillent incessamment

    Sur tes joues sans sourires

    Dans cette anse imaginaire

     

     Je reste accrochée à ta dérive


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  • Burn out

     

     

    Depuis quelques matins

    Je me réveille dans des bras

    Qui ne sont que des draps

     

    Ils ont la lourdeur

    Et la douceur nécessaires

    A tromper mon sommeil en éveil

     

    Depuis tous ces matins

    En réalité de rien

    Je renoue mes fibres

    Avec...

    Le rude et  le  brut du quotidien

     

    De l’être emmêlé de tant d'impossibles

    Dans sa chrysalide d'espoir

    Vain ?

     

    Je me sens plus infime

    qu'un grain

    Plus intime

    qu'un moi

     


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  •  

    J'aimerais trouver un être

    Qui me quête comme un Graal

    Qui transcende, entende,

    Me propulse dans un présent tendre

     

    Je suis vidée d'humeurs

    comme si j'avais reçu la saignée

    Raclée des temps passés

    Qui me laissait au mur collée

     

    Aujourd'hui encore, je n'en finis pas 

    De m'y cogner

    Aucune sortie n'est indiquée

     

     


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  • Sniper

     

    Il y a cette balle ennemie

    Toujours prête

    et ce corps en cible

    Parfaite

     

    Dans cette âge de l'apparence

    Nécessaire pour apparaître

    Ou disparaître

    En roulé-boulé

     

    Puis à l'âge de la victoire

    Qui déforme la chair

    Pour donner

    La vie fraîche

     

    On gravit l'étage des illusions

    Qu'on voudrait éternel

    Sans tourner le regard

    Pour oublier le vent

     

    Pour arrêter ce tournoiement

    Qui fait glisser le temps

    Les amours d'un instant

    Poursuivis, rattrapés

     

    Par cet éclat d'obus

    Sur sa ligne tracée

    Qui atteint le cœur

    Finalement


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  • Défaite

     

    Maintenant que tu t'es débarrassé de moi

    Me voilà embarrassée de trop de moi

    Les mains toujours pleines

    D'une errance au hasard

    Avec en partage, ce rien

     

    Des miettes au fond des poches

    Que j'envoie aux quatre vents

    En retournant 

    Quelques pas en arrière

    Au front de ma mer de sable

     

     

     


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  •  

    Toutes mes douleurs

    Magie de souvenances

    sont revenues.

     

    J'ai le sang

    qui s'égoutte

    du dégoût de mes larmes

     

    J'ai le bassin 

    En compote

    de la pauvre pomme que je fus

     

    Un demi siècle

    D'éclats d'abus

    Valse dans un coin en riant

     

    Et je n'en peux plus

    De tournoyer mon cœur

    A contre-sens des aiguilles du temps


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  • No rédemption

     

    Il m'a glacée le sang

    Il m'a stoppée

    En plein élan

    Je suis en arrêt sur le quai

    A moi de monter ou descendre

    Il n'y a pas d'escaliers

    Où se pendre

     


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  • So Heavy

     

    Comme un lierre

    Embrasse un tronc

    Comme une pierre

    Envoie les ondes de l'eau se perdre

     

    Tu es si loin

    Et moi trop proche

    Des attentats de nos fureurs

    Des attendus de nos pudeurs

     

    Toujours là pourtant, 

    Toujours las

     


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  •  

    Rêve au solution

    Que celui qui n'aime pas

    Jette la première pierre

    Contre l'agenouillé des prières

    Brise le fer des dentiers

     

    On n'en ressortira pas entier

    Même assis à contre-jour

    L'Hombre reste un miroir

     

    Toujours  fidèle 

    A ce qu'il n'apprécie pas

    Toujours pervers

    Aux revers de sa veste de combattant

    Toujours sanglant

    Aux mains vides des innocents

     

    Quelques uns, entendent

    Quelques unes, se fendent

    Dans ce bruit de vie

    Dans ce vide de nuit

     

    Quelques seulement, restent

    Rêveurs et seuls

    Au creux du val à deux balles

     


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  • Brouille on

     

    Je cherche le fil bleu

    Ouvert, en saison d'hiver

    Le Porteur d'envers

    Contre tous

    Pour débrancher tout cela

     

    J'erre entre les notes bleues

    Les fariboles farfelues

    Tissées d'affabulations du matin

    Sur ubiquités d'espoir

    Pour sortir un son qui vaille

     

    Dans tout ce fatras

    Assise sur mon fauteuil de fautes fatales

    Mes pensées se jettent hors gravité

    Dehors mes poumons éclatés

    La voie est dépavée

     

    Foutu foutoir !

    Je tiens de mes comas prolongés

    La rémanence d'anesthésies ratées

    qui tiennent mon bras armé

    et mon cœur déshabillé

     

    Je cherche le fil bleu

    Le rouge, le jaune

    Il est primaire

    Mon tri, déphasé

    Pour finir en beauté

     


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  • Capture d’antan

    A coups de lance dans le ventre

    On ne partage pas

    L'heureuse enfance

    Une épée dans les reins

     

    T'es là, rouge

    Au milieu des coquelicots

    Avec tes poésies en bleus

    Et tes bécots au ciel qui pleut

     

    Ô merveilleux nuages

    Éternels voyageurs de l'espace...

    C'est dégrisé à fond de poêle

    Quand la tempête fait rage

     

    Une tête sur des épaules

    Trop large pour supporter

    Alors, déchire le papier

    Et mâche-les bien

    Crie et croque

    Toutes ces vies

    Qui ne tiennent pas la tienne

     


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  • Gégé

     

    Tu avais l'âme de ton rire

    Des glaces en soupe

    Vieux sacripant

    Ton cœur bleu ciel de triporteur

    Est parti en maraude

    Quel jour as-tu quitté la vile ?

    Sur le bord de ta voix éteinte

    Passent des trains

    Alors, adieu Geronimo !

     

     


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  • O vive

     

    Lorsque je partirai nus pieds devant, 

    Mes enfants seront les arbres qui retiennent ma terre

     

    Lorsque je partirai désincarnée à tous vents,

    Mes amours souffleront leurs larmes sur des toiles d'épeire

     

    Lorsque que je m'en irai au loin voguant,

    Mes amis porteront ma voix au-delà du désert

     

    Trois socs creuseront les sillons où lentement,

    Je pourrai m'écouler pour rejoindre la mer.

     


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  • End

    End

    Puis, un jour, on n'ouvre plus

    Tout est déjà fermé

     

    Puis, un jour, on reste ballants

    Les bras, le bas du corps

    Et les haut-le-cœur

     

    Puis, ce jour, passe

    Devient minutes

    Sur les greffes de nos horreurs

     

    Puis, ce jour, s'espace

    En ralenti de nos envies

     

    Alors, ce jour-là

    On s'expatrie

    On annihile

    Les barrières, les frontières

     

    On redevient amibe

     

    Illustration Almacan

     


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  • Bless us everyone

    Je vais revoir à la baisse

    Ce qui blesse

    Ceux qui nous laissent

    Après 

    Tes caresses

    A peu de choses

    Mais près

    De ce qui me reste

    De l'envie

    Et de la vie.

     

    Je vais revoir nos gourmandises

    Comme un pays sans devise

    Sans

    Loin de toi

    Car la foi n'est pas ma loi

    Il fait froid

    Et je le sens

    C'est transperçant

    Sans

    Réchauffement.

     

    Je vais revoir ma copie

    La pâle ennemi

    Celle qui me colle

    C'est l'heurt

    Je retourne à l'école...

     


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  • After Two

     

    Il n'y a rien de plus

    Que je puisse défaire

    Rien d'autres que mes doigts

    Courant sur les frissons

     

    Comment dire 

    Quand les sons

    N'ont pas de ton

    Et que toute aire

    S'avère désert

     

    Et bien, je n'ai

    Que l'imaginaire

    L'image qu'hier

    Tu as laissé

    Ta lumière

     

    Le souvenir

    D'un moment vivant

    Pourtant mort

    A l'instant

     

     

     


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  • Rugissants

    J'ai attendu

    Que tu viennes

    D'être tienne

    Dans le silence

    En battant sans compagne

    Ma peau de tambour

    Ma peau épelée

    D'amour

     

    J'ai attendu

    Que tu parles

    D'avoir dans la gorge

    Ton pal

    Pour me souvenir

    De quoi le jour se pâme

    De quel effraie

    La nuit se calme

     

    J'ai attendu

    Que tu m'entoures

    Avec tes mots

    Et mon Amour

    Pour crier à m'en rendre sourde

    J'ai attendu

    J'attends

    Toujours


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  • M encore

    Si 

    Je t'apostrophe en initiales

    Encore et toujours 

    Sur nos mêmes

    Points

    ...

     

    C'est que

    Sous mon arche, il y a

    Ce qui fait briller tes yeux

    Ce qui fait mouiller tes lèvres

    Ce qui te fait pousser

    Et amplifie le chant de nos possibles

     

    C'est que

    Sous ce que j'essaime, il y a

    Cet espoir qui me gronde

    De revenir enfin

    Cette envie que tu donnes

    D'être au-delà des riens

     

    Toi,  en émoi

    Qui m'émonde

    Toi, en voix

    Qui me maintient

    Au monde

     


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  • Elles ne concourent pas toutes

    Elles explosent

    Elles s'exposent, certes

    Mais hors des lignes

    Sans out timing

     

    Je veux te dire

    T'enfouir

    Au-delà des trous terreux

    Mais en-deçà des boues

    Et des silencieux

     

    Je veux te porter

    Au domaine des Dieux

    Laisse-moi te pendre

    A mes bottes de sept lieux

     

    Si vouloir n'est pas 

    Au plaisir des yeux

    Laisse-moi au moins

    Recevoir tes vœux

     

    Fais celui de ne point

    Etre autre

    Enfin si fin

    A disparaître

     

    Bien au-delà du choix

    Ne crois pas que nos volontés

    Soient fêtes 

     

     


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  • Q

    Je me demande

    Si ta chair entend tous les mouvements

    Que je quémande

     

    Je me demande

    Toutes ces questions en l'air

    Et ces poussières qui redescendent

     

    Je dispose

    En interrogeant les traverses et les ondes

    Mes doigts sur ta rose

     

    Je m'éparpille

    Dans les infinis des rencontres

    Est-ce que je te fais honte ?

     

    Je me demande

    Te regarder m'enfouir

    N'est-ce pas là ton désir?

     

    Je me demande

    Comment réapparaître 

    Quand disparaît la légende

     

    Je n'ai pas de réponses

    Entre tes lacs

    Et je m'enfonce


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  • Sous ma Peau

     

    Et ils finissent par partir

    Le monde n'aime pas les vides

    Lorsqu'on ne remplit plus son creux

    Le ventre n'a plus le cœur à rire

    Ni à écrire

    Tous ces poings mis de côté

    Tant et pendant

    Tant d'années

    Reviennent en instantanés

    Alors, vieux clichés

    On finit par rejoindre

    Ceux qui nous ont précédés

     

     


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  • Is

     

    Je pourrais parler 

    Pendante dehors

    Avec mes nerfs noués

    Autour de tes détours

     

    Je pourrais parler

    Des heurts 

    Endurants

    Des mille tourments

     

    Mais je me tais

     Le silence est

    Sait

     Est éloquent


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  • Tourne

    Je suis le cercle

    Et tu m''entoures

    Je n'ai que l'âme

    De retour

     

    Tu es mon socle

    Et moi ta tour

    Tu es mon très exact

    Atour

     

    Comme l'heurt

    Me pend

    Aux dedans

    Tu es très exact

    Dans tes pour

     

    Moi je m’épand

    Et je tourne

    Rien ne vient stopper

    Mes détours

    Hors de toi

    Mon amour

     

     

     

     


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  • pas d'excuse

    Tu me demandes

    Pourquoi je regarde

     Tes yeux

    Ce choix que j'ose

    Tu me demandes pour quelles raisons

    Je me pose

    Sur tes yeux verts d'eau morose

    Ne vois-tu pas

    Comment j'absorbe tes reflets

    Pour porter les miens

    Au plus haut

    Au plus beau

    Au-delà des eaux de mes proses

    Vois, car je ne parle pas

    Il n'y a pas d'autres propos

    Entends mes ecchymoses

    Se déliter contre ta gnose

    Absous-moi 

    Je ne pêche qu'en attente

    D'une éclaircie

    De tes non-dits

     

     

     


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  • Béance

    Voilà ce qui arrive 

    Lorsqu'on ouvre

    Les caveaux

    Ma mère

    Avec ses traits redevenus lisses

    Et moi

    Qui n'ai pas grandi

     

    Voilà comment se compte

    Sans rebours

    Cette histoire

    Je serai toujours

    Sa petite fille

    Pour qu'elle

    Reste à jamais

    Ma maman chérie

     

    Rien d'autre...

     

     


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  • frühstück

    Viens contre moi

    Que je te plaque

    Quand tu me contres

    Ce mur

    Pur et dur

     

    Reste contre moi

    En contrepoids

    Quand je m'effondre

    Sans pieds

    Sous pierre

     

    Raconte-moi encore

    Nos soirs

    Nos désirs noirs

    Dessine-les moi

    Dans tes murmures

     

     

     


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  • Mille voix

    Tu as entendu

    Toi aussi

    Ces silences

    Que je tais

    En ultra sons

     

    Tu as senti

    Dis, toi aussi

    Ce souffle

    Audible

    Gonflé à l'hélium

     

    Tu as touché

    De tes lèvres

    Mes mots inscrits

    Tous mes écrits

    Plantés à vif

     

    Tu m'as vu

    Aussi

    Perdre l'envie

     

    Chercher les sens

    Tourner en boule

    L'écho de nos rimes

     

     

     


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  • Pull it over

     

    Sur le même

    T'aime?

    C'est trop facile

     

    Trop addictif

    L'enjeu n'est pas

    Reproductible

     

    C'est déjà toi

    Ces "moi"

    Qui s’emboîtent

    Matriochka

     

    C'est encore toi

    Ces lois

    Qui me mettent en boîtes

    Baba Yaga

     

    C'est toujours toi

    Même au loin

    Qui me revient

     

    Nul besoin

    D'autres

    Que Toi

     

     

     

     


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  • Fear

     A l’intérieur

    Tu n'as pas peur

    Dans le terrier

    Tout est tamisé

    Les marques sur ma peau

    Que ma fureur a laissées

    Les marques 

    De ta contrariété

    De l"extérieur

    Sont effacées

     

    Où est la réponse

    Et la question

    A nos cercles

    Circonscrits

     

    A l'intérieur

    J'en ai peur

     

     


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